Philomus

Philomus

Le Printemps

Le Printemps

 

 

Un clou dans chaque main

Il reste là, suspendu à sa poutre

Au loin, des femmes pleurent

Lui, il reste calme

Il n’a plus peur

Les pleurs se rapprochent

Du sang coule de ses mains perforées

La fin est proche

Les femmes sont là, à ses pieds

Lui, il peut mourir

De toutes ses forces il a lutté

De toutes ses forces il a aimé

Mais on l’a trahi

Alors pourquoi rester ?

Déjà les femmes sont reparties

Laissant choir ici

Celui qu’elles avaient tant loué

Lui, il n’est plus là

Il a déjà rejoint les siens

Mais après lui arrive le printemps

 

                                                                                        Gray le 20 avril 1985



12/02/2025
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 9 autres membres